"Un homme n'est pas malheureux parce qu'il a de l'ambition, mais parce qu'il en est dévoré." [ Montesquieu ]

"Un homme n'est pas malheureux parce qu'il a de l'ambition, mais parce qu'il en est dévoré." [ Montesquieu ]
Frotter mes mains jusqu'à ce que l'eau soit claire. Je me sens comme imprégnée par cette odeur de lassitude, j'aurais préféré sentir l'amour ou même l'amitié. J'ai dépassé ce stade. Dépassé ce moment précis. A cet instant je ne suis ni femelle ni poussière. Je ne suis que pourriture, mon corps me fait défaut. Si seulement j'étais bonne, belle, bien foutue au moins j'aurais autre chose à penser, comme si on avait déjà pas assez de problèmes. Délaissée ? J'aurais aimer être orpheline et laisser mes lois venir d'elles même, sauvage. J'ai ce besoin incessant de défier l'autorité, bêtement d'ailleurs car s'y conformer est nettement moins pesant. J'ai comme un blocage quand je respire ce petit rien qui vous fait vous sentir soutenue parfois se change en poids, en masse, et qui le temps d'un soupir semble vous pousser plus bas encore. Comme je suis lasse de devoir accomplir quoique ce soit, j'aimerais n'être rien, pour qu'on me laisse dans un petit coin sombre en paix. Certaines personne compte sur moi, j'ai réaliser que je ne comptais plus forcément sur eux. Il y a encore une fois cette rengaine qui me reviens en tête, ridicule je sens vouloir la trancher à coup de machette. Ces mots sont sont comme des coups, des rappels de ma médiocrité, et mes râles de détresses n'intéressent personne. Je me sens tantôt seule, tantôt trop entourée, étouffée. L'espoir les fait vivre moi il ne me fait plus jouir. Je sens cette maladie entrer dans mes veines comme un poison, lent, un grincement délicieux qui semblerais être la clef de ma guérison. Je semble comprendre parfois, lucide je me rends compte que ma place n'est plus ici depuis longtemps, mais en même tant que puis-je faire d'autre sinon attendre et tacher de vivre selon ces critères ?

C'est du grand n'importe quoi, je m'en rends compte.
J'en ai marre de me plaindre.
Gael Garcia - Ay Mi Amor

# Posté le mardi 30 janvier 2007 19:26

Modifié le mercredi 18 juillet 2007 03:05

=D !

=D !
J'ai du travail !!!!! Yeeeepa !!!

Je passe mes journées dans les codes barres ! Le Bonheur absolut ! XD

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 16:01

Modifié le jeudi 25 janvier 2007 11:11

"Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde." [ De Beauvoir ]

"Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde." [ De Beauvoir ]
J'aurais juré. Bref, une nouvelle fois, je me retrouvais dans cette rue à piétiner en évitant les flaques et les clodos. Le décor est toujours le même, c'est sale, ça pue. Qu'est-ce qu'on aimait ça, quand j'y repense. Regarder les pigeons grignoter du vomi était un spectacle digne d'un grand show télé. Peut m'importait tant que je pouvais voir la lune se refléter dans ces saletés de flaques d'eau, si familières autrefois, si tristement dégueulasse aujourd'hui. J'avais oublier cette ruelle de jour, elle est terriblement sombre, caché entre deux immeuble, ces immeubles cachés entre deux rues... La lumière avait depuis longtemps renoncer à percer ce béton. Alors que la nuit... Les étoiles brillaient moins forts que les néons, la lune était notre phard, et dans chaque recoins tout n'était qu'agressions. Nos yeux furtifs tentaient parfois de déceler un coin d'ombre sans jamais être satisfait. On se contentais d'être là, je portais même parfois des lunettes noires pour aténuer ces flash et ces couleurs. Personne n'était jamais venu me dire quoique ce soit bien qu'il fasse nuit. Comme si j'avais eu l'idée du siècle mais qu'elle devait rester secrette.

Je me retrouve maintenant devant les grands escaliers. On s'asseyait souvent là, près du distributeur de présos. On semblait repousser tout les mecs qui venaient en acheter pour se soulager chez des copines la rue d'en face, certains partaient même en courant "Foutus Junkies !!". Leurs plus belle erreur était de nous dire que nous étions des junkies... Libre putain, libre. Un mot que dans la conscience humaine on a maquillé et formaté pour nous faire croire qu'être libre, c'est travailler et faire des choix ! Mais c'est faux, être libre, c'est pouvoir être différents et ne pas subir les reproches des "bien-pensants". Ils nous traitent de junkies... Ils n'ont rien compris. Je ne m'attends plus maintenant à ce que quelque puisse comprendre ceci. Car en regardant de jour ce que la nuit j'appelais "le monde" n'était qu'un amas de sac poubelle, d'affiches de concerts qui datent d'il y a 3 ans au moins, de pigeons (et de pigeons morts), de gens paumés.

Je dit paumé, mais je pense le contraire. Je pense que ces gens, ceux qu'autrefois je cotoyais comme des frères, ces gens sont les seuls détenteurs de la vérité. Le problème c'est qu'elle ne s'adapte pas au reste de la planète et à notre contexte socio-culturo-machin. Cette pure vérité, philosophie ultime de la vie n'est pas adepte du monde actuel, et ne le sera probablement jamais. Je n'ai pas renoncer, je suis toujours la même : je n'oublie pas ces longues discussions, ces maux échangés, ces reflexions sur "les autres". J'y crois encore. J'y crois tellement, mais. Je ne peux pas, pas sans lui. J'essaie d'avancer depuis qu'il n'est plus là. A quoi bon user de la vérité si on est seule, si l'amour qui vous donnais envie de vous réveiller, celui qui vous regarde, celui qui vous prête sa peau et vous laisse se blottir sur ses lèvres, celui là s'il est absent à quoi bon ? Je me demande encore parfois pourquoi il en est arriver là, à trop vouloir défier le corps, la science, le temps... Le sien s'est écourté. J'étais là jusqu'au bout, sans me rendre compte qu'un jour il s'arrêterai, comme nos machines défaillantes, sans réaliser que ces yeux ne me regarderons plus, que ça peau ne sera plus douce, que ses joues pourrirons au soleil... Je suprends une de mes larmes tomber dans une flaque en y repensant.

J'aurai préféré je crois n'être qu'une fiction, un de ses personnages de séries qui subit plein d'épreuves et qui s'en sort toujours la tête haute grace "à ses proche mais avant tout à son courage", cette héroïne à la fois forte et féminine qui quand elle perd son adoré le fait renaitre de ses cendres. Ou s'en fait créer un tout neuf pour la saison suivante par son réalisateur. Tout aurait été tellement plus simple.

Mais aujourd'hui, alors que je décidais de traverser cette rue qui fut mon berceau de vie consciente, je me rendais compte que cette époque était révolue, et que mes plus beaux souvenirs s'étaient envoler avec lui. "Mes nuits sont plus belles que vos jours !" avait-je hurlé à mes parents en les quittant. Je reprennais ce chemin sale le coeur lourd, comprennant que ces nuits-ci étaient belles oui, et que ma vie c'était ça. En quittant cet endroit je suis morte, en y revenant je suis six pieds sous terre.

Je tourne finalement les talons et dis adieu à ce monde derrière moi, ressentant déjà l'envie de m'y noyer tellement le vide dans lequel je m'enfonce brille par son mensonge. A ce moment là, j'ai du prononcer quelques mots... Mais je les ai oubliés.


Pix : ça date de 2005, puuuute. :)
Musique : SimpyD4rk - Because the Pain
Oui ? Je sais je devrai dormir mais j'étais très motivée.

# Posté le mardi 16 janvier 2007 10:35

Modifié le mardi 16 janvier 2007 22:02

Comment passer pour une narcissique.

Comment passer pour une narcissique.
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Dans cette connerie d'éternité j'ai presque fini par oublier comment on tombait amoureuse. C'est officielle, l'incendiaire crèvera seule avec ses chats. Perdue dans ça connerie elle n'aura trouver ni réconfort dans les bras d'un homme ni dans ceux d'une femme. Et certainement après avoir connu trop de déception, aura préféré vivre seule, et se serai brouillée avec sa famille. Pas de neveux, pas de gônes, pas de petits enfants, rien que des chats. Le pire c'est que j'aime pas les chats, mais ceux-là ils auront tous un prénom, un prénom ridicule pour un chat genre "Hubert", "Bernard" etc... Les gônes des voisins auront peur de moi et m'appellerons en douce "la vieille sorcière" et je ne ferais rien pour leur faire croire le contraire. Je pousserais hebdomadairement mon caddie à monoprix afin de me ravitailler en thé, riz et KitéKat, ignorant volontairement toute personne tentant de m'aider ou même de me regarder plein de pitié. Je finirais par claqué dans mon sommeil et 13 jours plus tard on retrouvera ma dépouille que les chats aurons déjà commencé à grignoter. Regarder bien cette photo, elle n'est pas éternelle, et ma vie ne sera pas trépidante. Je règne en maître sur les flammes du moment mais l'amour ne trouve plus ça place dans ma vie. Dois-je me forcer ? Ou attendre le bon ? Le différent ? Je sais même plus comment ça marche tout ça.


Musique : RoBERT - L'hymne à la mort
Pix : by Feelou qui me surprends toujours un peu plus.
Un truc à dire ? Je finirais pas comme ça ! XD !

# Posté le mardi 09 janvier 2007 18:30

Modifié le mercredi 18 juillet 2007 03:05

"J'en crêve de ne pas mourir" [ Angel dans Buffy Saison 3 "Voix intérieures" ]

"J'en crêve de ne pas mourir" [ Angel dans Buffy Saison 3 "Voix intérieures"  ]
Je couds mes larmes sur le ciel de ma vie. Ce rituel deviens presque plaisant, je gémis dans le noir, seule, et j'aime ça. Ce masochisme me fascine, je garde mes peines pour moi seule. Égoïste, seuls les murs de ma chambre pourrait raconter mes histoires, ou des histoires. Ce silence fait désormais parti de moi, je ne le subis plus, je le vis sans conditions. Je masque tout les jours mes pleurs mais personne ne le voit, ni le perçoit. Je suis cette image froide et impassible que tous aiment. A croire qu'on aime les gens pour leurs faces muettes et souriantes, plutôt que part leurs faces cachées. Cachée. On me l'a dit une fois seulement, mais sans pouvoir vraiment aller plus loin. Peu, très peu de personne m'ont réellement comprise et malheureusement ce ne sont pas ceux qui veillent à mes côtés. Peu importe, j'aime gémir, vomir, m'en vouloir, me faire mal et le cacher.

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"Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau
Qui veut entrer dans la toile de mon réseau"
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Pour cacher la chair trépidante et abrupte de ma cervelle, je berce doucement mes pleurs par ma colère. Je sens chaque molécule de mon corps frétiller comme pour chercher la sortie. A défaut d'imploser mon corps tente d'exploser, ma colère est le berceau de ma tristesse. Elle l'enveloppe et la rends moins douteuse, peut-être moins pitoyable. Je crache de la haine plutôt que de chialer. On me traite d'impulsive, de nerveuse... D'écorcher-vive, ce terme qui dans certaines bouches paraissait moins animal qu'a l'origine et déployait un nouveau sens à mes yeux. Je suis une écorché vive ? Peut-être bien oui. Peut-être que dès qu'on me touche, je griffe, je mords et je file me cacher. Féline ? Non, juste des rudiments de vie sociale. Je manque profondément de savoir vivre au sans littéral du terme.

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"Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que je tiens de mon père
La passion et l'engouement
Qui font guincher les chaumières
Et s'enlacer les amants"
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Je ne vais pas reporter la faute sur mes parents, ni sur ma mère ni sur mon père. Et en plus je déteste le clicde l'Ado qui crie à tue-tête : "Mes parents me gavent" Grr... J'en ferais du hachis, de ceux-là. Je préfère ne me référer qu'a moi. Je suis seule dans cette situation et ce n'est la faute ni de ma soeur ni du voisin. Je ne rejeter pas la faute sur quelqu'un d'autre, je trouve ça trop lâche. Tellement lâche. Et ils y en a tellement. D'un autre côté, reconnaître que le problème ne viens pas de soi n'est pas évident. Je me suis longtemps remise en question avant de couvrir à quel point j'étais tout simplement trop barge pour ce monde. Alala... les grande phrase. Même dans cet article je me cache derrière de grandes phrases. Qui parfois n'ont aucun sens, avons-le. La manière dont je me suis formé et construite a été, en effet, influencée par mon environnement familial mais néanmoins je ne peux en vouloir qu'a moi d'être telle que je suis.

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"Cracher des mots d'Amour
Sur celui que l'on aime.
Verser dans son discours
Un parfum de haine..."
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Je suis si simple et si clichée quand on y réfléchis. Quel est l'intérêt de venir lire une fille qui gémit ? Je déteste m'entendre me plaindre. Je suis trop naïve ? Je suis trop brusque ? J'en dit trop ? Je suis trop avenante ? Je ne sais plus répondre à certaines évidences. Je ne sais plus dans quel camp est la normalité, je me dit qu'au final rien ne tiens de la simplici, hein ? Encore une question. Mon ciel s'est depuis longtemps ternis. Les pastelles qui me faisaient sourire se sont éteintes dans un cri, ou deux. Vivre et comprendre son sens, ternir l'aspect féerique d'une existence. N'en retenir que la morale. Cette morale aussi lourde de sens sur nos coeur que sur nos épaules. J'aimerais parfois me dire que la fin est proche et que la paix va de pair avec, ou encore qu'en "vieillissant" toutes ses choses disparaissent. En fait, elle apparaissent avec l'âge. Avant de toucher du doigt la fin des choses je vais devoir subir d'autre épreuves et d'autre morales. Je suis lasse de cette éternité qui ne fais que durer.

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"'Cause it's a bittersweet symphony, this life
Try to make ends meet
You're a slave to money then you die
I'll take you down the only road I've ever been down
You know the one that takes you to the places
where all the veins meet yeah"
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Voir, crier, parler. Dire, écouter, comprendre, savoir. Être, construire, survivre, pleurer. Changer, aimer, découvrir, trahir, être trahie. Être punie. Aimer, changer, se rebeller. Rire, jouer, oublier, ressentir. Cracher, vomir, se plaindre, être. Manger, rire, donner, aimer, pleurer. Bouger, parler, communiquer, toucher. Toucher, serrer, aimer. Pleurer, vomir. Se noyer, remonter. Chasser, se faire prendre. Lire, lire, lire. Mordre, lécher. Caresser. Surprendre, voir, rire. Vomir. Être con, être triste. Fêter, rire, jouer, feindre. Cacher, noircir, grisonner. Appeler, être. Se repentir, aimer. Analyser. Embrasser. Punir. Crever.
Vivre.
Je ne sais plus qui a dit "Vivre me tue" mais j'aime cette ironie.

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"L'homme est arrivé, dans sa jolie voiture
La conne aimait rêver, d'oubli et d'aventures
Alors, elle est montée, dans la jolie voiture
Nue elle s'est allongée, et le diable est entré

En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux

L'homme a eu son os, et son beau carrosse
En à peine un clin d'½il, transformé en cercueil
La conne doit sortir, elle le regarde partir
La conne s'est fait salir, et elle doit en mourir"

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Musique : System - Dreaming
Pix : me by me (certains repèrerons un film dans le décor)
Un truc a dire ? Ouais, c'est le bordel cet article.
Et ? J'men fou royal, on fera croire que c'est subtil.
T'a pas honte ? Ta gueule.

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 20:12

Modifié le lundi 08 janvier 2007 22:45