Je couds mes larmes sur le ciel de ma vie. Ce rituel deviens presque plaisant, je gémis dans le noir, seule, et j'aime ça. Ce masochisme me fascine, je garde mes peines pour moi seule. Égoïste, seuls les murs de ma chambre pourrait raconter mes histoires, ou des histoires. Ce silence fait désormais parti de moi, je ne le subis plus, je le vis sans conditions. Je masque tout les jours mes pleurs mais personne ne le voit, ni le perçoit. Je suis cette image froide et impassible que tous aiment. A croire qu'on aime les gens pour leurs faces muettes et souriantes, plutôt que part leurs faces cachées. Cachée. On me l'a dit une fois seulement, mais sans pouvoir vraiment aller plus loin. Peu, très peu de personne m'ont réellement comprise et malheureusement ce ne sont pas ceux qui veillent à mes côtés. Peu importe, j'aime gémir, vomir, m'en vouloir, me faire mal et le cacher.
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"Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau
Qui veut entrer dans la toile de mon réseau" ___________________
Pour cacher la chair trépidante et abrupte de ma cervelle, je berce doucement mes pleurs par ma colère. Je sens chaque molécule de mon corps frétiller comme pour chercher la sortie. A défaut d'imploser mon corps tente d'exploser, ma colère est le berceau de ma tristesse. Elle l'enveloppe et la rends moins douteuse, peut-être moins pitoyable. Je crache de la haine plutôt que de chialer. On me traite d'impulsive, de nerveuse... D'écorcher-vive, ce terme qui dans certaines bouches paraissait moins animal qu'a l'origine et déployait un nouveau sens à mes yeux. Je suis une écorché vive ? Peut-être bien oui. Peut-être que dès qu'on me touche, je griffe, je mords et je file me cacher. Féline ? Non, juste des rudiments de vie sociale. Je manque profondément de savoir vivre au sans littéral du terme.
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"Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que je tiens de mon père
La passion et l'engouement
Qui font guincher les chaumières
Et s'enlacer les amants" ___________________
Je ne vais pas reporter la faute sur mes parents, ni sur ma mère ni sur mon père. Et en plus je déteste le cliché de l'Ado qui crie à tue-tête : "Mes parents me gavent" Grr... J'en ferais du hachis, de ceux-là. Je préfère ne me référer qu'a moi. Je suis seule dans cette situation et ce n'est la faute ni de ma soeur ni du voisin. Je ne rejeter pas la faute sur quelqu'un d'autre, je trouve ça trop lâche. Tellement lâche. Et ils y en a tellement. D'un autre côté, reconnaître que le problème ne viens pas de soi n'est pas évident. Je me suis longtemps remise en question avant de découvrir à quel point j'étais tout simplement trop barge pour ce monde. Alala... les grande phrase. Même dans cet article je me cache derrière de grandes phrases. Qui parfois n'ont aucun sens, avons-le. La manière dont je me suis formé et construite a été, en effet, influencée par mon environnement familial mais néanmoins je ne peux en vouloir qu'a moi d'être telle que je suis.
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"Cracher des mots d'Amour
Sur celui que l'on aime.
Verser dans son discours
Un parfum de haine..." ___________________
Je suis si simple et si clichée quand on y réfléchis. Quel est l'intérêt de venir lire une fille qui gémit ? Je déteste m'entendre me plaindre. Je suis trop naïve ? Je suis trop brusque ? J'en dit trop ? Je suis trop avenante ? Je ne sais plus répondre à certaines évidences. Je ne sais plus dans quel camp est la normalité, je me dit qu'au final rien ne tiens de la simplicité, hein ? Encore une question. Mon ciel s'est depuis longtemps ternis. Les pastelles qui me faisaient sourire se sont éteintes dans un cri, ou deux. Vivre et comprendre son sens, ternir l'aspect féerique d'une existence. N'en retenir que la morale. Cette morale aussi lourde de sens sur nos coeur que sur nos épaules. J'aimerais parfois me dire que la fin est proche et que la paix va de pair avec, ou encore qu'en "vieillissant" toutes ses choses disparaissent. En fait, elle apparaissent avec l'âge. Avant de toucher du doigt la fin des choses je vais devoir subir d'autre épreuves et d'autre morales. Je suis lasse de cette éternité qui ne fais que durer.
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"'Cause it's a bittersweet symphony, this life
Try to make ends meet
You're a slave to money then you die
I'll take you down the only road I've ever been down
You know the one that takes you to the places
where all the veins meet yeah" ___________________
Voir, crier, parler. Dire, écouter, comprendre, savoir. Être, construire, survivre, pleurer. Changer, aimer, découvrir, trahir, être trahie. Être punie. Aimer, changer, se rebeller. Rire, jouer, oublier, ressentir. Cracher, vomir, se plaindre, être. Manger, rire, donner, aimer, pleurer. Bouger, parler, communiquer, toucher. Toucher, serrer, aimer. Pleurer, vomir. Se noyer, remonter. Chasser, se faire prendre. Lire, lire, lire. Mordre, lécher. Caresser. Surprendre, voir, rire. Vomir. Être con, être triste. Fêter, rire, jouer, feindre. Cacher, noircir, grisonner. Appeler, être. Se repentir, aimer. Analyser. Embrasser. Punir. Crever.
Vivre.
Je ne sais plus qui a dit "Vivre me tue" mais j'aime cette ironie.
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"L'homme est arrivé, dans sa jolie voiture
La conne aimait rêver, d'oubli et d'aventures
Alors, elle est montée, dans la jolie voiture
Nue elle s'est allongée, et le diable est entré
En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux
L'homme a eu son os, et son beau carrosse
En à peine un clin d'½il, transformé en cercueil
La conne doit sortir, elle le regarde partir
La conne s'est fait salir, et elle doit en mourir"
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Musique : System - Dreaming
Pix : me by me (certains repèrerons un film dans le décor)
Un truc a dire ? Ouais, c'est le bordel cet article.
Et ? J'men fou royal, on fera croire que c'est subtil.
T'a pas honte ? Ta gueule.